Anja Oliniaina : Cook’Quill, ce sera mon business !

25/02/2018. Cook’Quill est né de ma passion pour la pâtisserie. Pour moi, c’est une institution sacrée qui mérite d’être traitée avec délicatesse et respect. C’est un domaine où la créativité et la personnalité sont libres de s’exprimer. Cet article, c’est pour partager avec vous ma passion.

Pas facile d’être jeune et sans emploi

La cuisine a toujours été une passion chez moi, même si j’avais suivi une formation diamétralement opposée. En 2014, j’avais 22 ans. Je faisais des études en Génie civil. Tout ce qui m’intéressait était de savoir ce que j’allais devenir dans 5 ou 10 ans. Mais c’était bien le problème, je ne faisais qu’imaginer ce que j’allais devenir.

Anja Oliniaina, la fondatrice de Cook’Quill

Je me suis alors mise à fréquenter assidûment les cybercafés parce que je n’avais pas internet à la maison pour trouver un emploi qui correspondrait à une jeune étudiante. Mais au final… RIEN. Les postes que je voyais ne me convenaient pas. il fallait au moins 2 ou 3 années d’expériences en tant que professionnel et les offres d’emploi étaient très rares. Je me disais que c’était voué à l’échec.

En parallèle, je voyais que les offres d’emplois pour des travaux de rédaction, de modération, de développement web, de web designer, d’opérateurs call-center étaient nombreuses. Mais clairement, ce n’était pas vraiment mon domaine de prédilection. Pour la rédaction, oui peut-être vu que je suis l’arrière-petite-fille du célèbre écrivain Jean Joseph Rabearivelo, le premier poète africain moderne. Mais hélas, je n’avais pas hérité de son talent.

C’est ce que j’avais pensé. Mais un jour, une amie me donne le contact d’un homme qui engageait des rédacteurs. J’avais longuement hésité avant de postuler, mais je me suis dite : qui ne tente rien n’a rien et puis il faut un début à tout. Vu mon CV quasi inexistant, j’avais peu d’espoirs. Mais j’ai été tout de même retenue pour le poste de rédactrice. A l’époque, je jonglais entre études et travail. C’était très fatiguant. J’avais tenu une année avant d’abandonner. Le problème ? Je n’avais donc plus de source de revenus.

Les prémices de Cook’Quill

Un jour, je m’en souviens très bien, c’était en 2015, j’avais très envie de manger des cookies américains comme dans les films. A Madagascar, quand on dit cookies, on pense de suite aux supermarchés. Pourtant, c’est souvent coûteux, secs et pas très bons pour la santé parce que soit trop secs, soit trop sucrés.

Les délices de Cook’Quill

Je me suis alors mise à tester plusieurs recettes, mélanger des astuces afin de trouver la recette idéale selon ma définition d’un bon cookie : moelleux, goûteux, modérément sucrés et surtout beaux à voir. Au bout de 5 ou 6 essais, j’ai mon résultat. Heureuse et surtout très fière, j’ai tout de suite compris que je tenais là quelque chose.

J’en ramenais systématiquement dans les fêtes d’anniversaire, de baptêmes, de goûters auxquelles j’assistais. Mes cookies ont commencé à attirer l’attention de la famille. J’en étais ravie. On me disait souvent : « tu devrais en faire ton business !  » Une phrase qui raisonnait dans ma tête, mais que je ne pensais pas approfondir.

Des vacances payées avec des cookies!

Toujours la même année, pour nous payer nos vacances, je m’associe avec ma cousine pour une « Opération Cookies ». Très enthousiastes, nous avons mis en place notre projet. Je me découvre une nouvelle passion : l’organisation. Nous avons fixé un plafond de 25 billets chacune et l’objectif était atteint. Nous avons vraiment eu du succès. Cette opération avait marqué le début de ma grande aventure qui a tout de même pris deux années avant de se concrétiser.

Cook’Quill

Ne pas avoir de sources de revenu commençait à me peser. Je retourne alors dans le monde de la rédaction. Côté salaire, je n’avais plus à me plaindre. Le problème, je n’avais pas encore achevé mes études parce que j’étais encore en 5ème année. J’étais tiraillée entre mes études et un salaire assez attrayant. La pression était énorme parce qu’à 23 ans, je commençais à devenir une charge pour ma famille.

Je me projette dans l’avenir et je ne me vois pas du tout travailler dans le monde du génie civil alors que j’avais passé 4 années de ma vie à l’étudier. Je me voyais plus en femme d’affaires. Je décide donc de laisser tomber mes études pour gagner ma vie.

2016 était une année difficile. Je ne me sentais pas à l’aise dans mon travail et regrettais de ne pas avoir pu aller jusqu’au bout avec mes études.

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L’aventure Cook’Quill commence

2017, c’est l’année du renouvellement et du perfectionnement. Je prends des cours de langues pour pouvoir m’ouvrir un peu plus au monde. J’ai acquis de nouvelles idées, fait de nouvelles rencontres… C’est là que j’ai compris l’importance d’être bien entourée.

Cook’Quill

La businesswoman en moi se réveille et mes cookies me reviennent à l’esprit. J’étais certaine que si je savais m’y prendre, ça marchera. Ce sera mon business ! J’ai toujours constaté que le marché de la pâtisserie était loin d’être saturé à Madagascar même s’il y avait de la compétition. Mon atout ? Je crois que c’est mon sens artistique.

Je savais que je pouvais produire quelque chose d’aussi bons que ce que l’on vend dans les hôtels de luxe. Pour les Malagasy, « qualité » équivaut à « produits de luxe », « produit coûteux ». C’est une idée qui m’insupporte. Je veux prouver qu’on peut faire quelque chose de bons qui sera accessible à tous.

2018, je me lance!

Ma source d’inspiration : Stileex

Le déclic s’est produit le jour où j’ai découvert sur le site de Stileex l’article : Monter son entreprise : 101 conseils incontournablesC’était le boost dont avait besoin mon envie d’avancer.

Pour moi, Cook’Quill n’est pas uniquement un projet d’entreprise. Il contribue également à mon évolution, à mon développement personnel. Je découvre le vrai sens de responsabilité et même des traits de mon caractère que j’ignorais. Je sens que de grands accomplissements sont à venir !

Continuez votre lecture en découvrant les délicieux cookies de Cook’Quill co-brandés avec Stileex ! Vous pourriez voir également le parcours de trois jeunes entrepreneurs unis dans un business remarquable dans le portrait de Saholy, Rindra et Mamy, fondateurs de « écris-moi un biscuit ».

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